Le 22 mai 2026 marque un tournant dans les relations commerciales entre l'Europe et l'Amérique latine. L'Union européenne et le Mexique ont signé une version profondément modernisée de leur accord de libre-échange, en vigueur dans sa forme originale depuis 2000. Ce nouveau texte va bien au-delà de son prédécesseur : il exonère de droits de douane plus de 99 % des produits échangés et étend son champ d'application à des secteurs jusqu'ici non couverts — services financiers, marchés publics, commerce numérique, investissements, PME et durabilité climatique.
Pour les 45 000 entreprises européennes qui exportent déjà vers le Mexique, cet accord représente une simplification majeure. Pour celles qui n'y sont pas encore présentes, il constitue une invitation concrète à explorer l'un des marchés les plus dynamiques d'Amérique latine.
Structure de l'accord : deux volets
Immédiat
Accord commercial intérimaire
Couvre les aspects relevant de la compétence exclusive de l'UE. Entre en vigueur après approbation européenne, sans nécessiter de ratification par les 27 États membres.
Moyen Terme
Accord global modernisé
Accord « mixte » devant être ratifié par l'ensemble des 27 États membres. Remplace à terme l'accord intérimaire pour inclure politique et investissements.
Conclusion : une décennie d'opportunités
L'accord de libre-échange modernisé UE–Mexique n'est pas un ajustement à la marge : c'est une refonte complète adaptée aux réalités du XXIe siècle. En couvrant les services, le numérique et l'investissement, il offre un cadre stable et compétitif.
Dans un contexte de montée du nearshoring en Amérique du Nord, le Mexique s'impose comme un hub incontournable. Les entreprises européennes qui anticipent ces règles seront les mieux placées pour saisir ces opportunités.
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